La toux du chenil

La toux de chenil ou trachéobronchite infectieuse est une maladie très contagieuse qui touche les chiens et qui, comme son nom l’indique, se traduit par une forte toux.

On l’appelle “toux de chenil” du fait de sa très forte contagiosité qui implique un risque encore plus élevé de contracter la maladie en chenil ou en tout lieu où les chiens se retrouvent en grand nombre (vie en collectivité, rassemblements canins…). 

 

Le syndrome brachycéphale

Les races brachycéphales connaissent actuellement un essor démographique très important : ce sont des races qui plaisent par leur allure particulière et leur caractère.

La sélection génétique a fait naître des individus de plus en plus typés, avec une accentuation de leurs particularités morphologiques.
Malheureusement, ces différences anatomiques et morphologiques entraînent des symptômes que l’on regroupe sous le nom de “syndrome brachycéphale”.

Comment prévoir une randonnée avec mon chien ?

Voici quelques étapes conseillées qui vous permettront d’apprécier pleinement votre randonnée et d’en faire profiter votre chien !

Étape N°1 : entraînement et précautions médicales avant la randonnée 

Il s’agit ici de bien connaître votre chien, d’évaluer ses capacités physiques, et de connaître ses limites. Pour l’initier aux joies de la randonnée, il est important de faire un entraînement progressif sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, dépendamment de ce que vous avez prévu. Commencez par de courtes promenades dont vous augmenterez progressivement la durée ! Pensez à l’entraîner dans des sentiers variés et à tenir compte du dénivelé. Petit à petit, vous pourrez augmenter la difficulté. Soyez attentif à votre chien : vérifiez qu’il a l’endurance suffisante, qu’il ne souffre pas de troubles locomoteurs et qu’il prend plaisir à randonner !

Prenez rendez-vous chez votre vétérinaire : il vérifiera l’état de santé de votre chien aussi bien d’un point de vue cardiaque, pulmonaire, qu’articulaire. Cette consultation permettra d’être sûr qu’il n’existe aucune contre-indication à ce que votre chien vous accompagne en randonnée. Cela sera aussi l’occasion de vérifier que votre chien est bien à jour dans ses vaccins et traitements antipuces et anti-tiques.

Pensez à protéger ses coussinets : vous pouvez pendant les semaines qui précèdent le départ, utiliser des solutions tannantes à appliquer directement sur les coussinets (elles peuvent aussi être utilisées très régulièrement en entretien). Il existe aussi des chaussons de randonnée pour chien, notamment si vous allez dans des endroits où le sol est abrasif.

Enfin, attention au soleil ! Les chiens à poils blancs ou clairs sont plus sujets à attraper des coups de soleil, particulièrement dans les zones où la peau est fine et où ils ont peu de poils, comme les oreilles et le nez. Il existe pour les protéger des crèmes solaires écran total spécifiques : renseignez-vous auprès de votre vétérinaire. Vous pourrez badigeonner le nez et les oreilles de votre toutou avant de partir.

Étape N°2 : le lieu de la randonnée et l’équipement pour votre chien 

Choisissez judicieusement votre lieu de promenade et votre équipement. Pensez à vérifier que le site sur lequel vous vous rendez est bien autorisé aux chiens. Ils sont interdits dans la plupart des parcs nationaux et des réserves naturelles. En général, la réglementation est plus souple dans les parcs régionaux. Toutefois, si les chiens sont autorisés, il peut être obligatoire de les tenir en laisse. Vous pouvez consulter sur Internet la liste des lieux autorisés aux chiens : sentiers, refuges, plages, etc. Choisissez un lieu adapté et facilement accessible pour votre chien. En montagne, mieux vaut éviter les pierriers ou les sentiers très escarpés.

Dans votre sac pour toutou, n’oubliez pas de prévoir le ravitaillement ! Des croquettes, de l’eau en quantité suffisante, une gamelle pliable (pratique, car plus légère et prenant moins de place). Si vous passez une nuit en refuge, prévoyez le couchage de votre chien : couvertures, plaids. Prévoyez une trousse de secours : crochet à tiques, compresses, de quoi faire un premier pansement, désinfectant (bétadine, chlorhexidine), lotion protectrice pour les coussinets. Pensez aussi aux sacs à déjections pour pouvoir ramasser les crottes et laisser les sentiers propres !

Sachez qu’il existe des petits sacs à dos pour chien qui permettent à votre animal de porter lui-même son ravitaillement et son matériel. Mais attention ! Ne le chargez pas trop et évitez de dépasser 10 % (maximum 15 %) de son poids.

Étape N°3 : pendant la randonnée 

Faites attention à votre chien et ses limites en termes d’obéissance. Tenez-en compte au cours de la randonnée ! Quoi qu’il en soit, votre chien doit toujours être à portée de vue et de voix. Mais si vous savez que votre animal ne répond pas au rappel, accordez-lui très peu de distance ou mieux, tenez-le en laisse. En montagne, soyez vigilants à l’approche des troupeaux. Gardez votre chien attaché et, si possible, restez suffisamment éloignés. Méfiez-vous des chiens qui sont là pour monter la garde. Attention également à l’instinct de chasse de votre chien vis-à-vis de la faune sauvage ! On croise souvent des animaux tels que des lièvres, chevreuils, perdrix ou encore marmottes et chamois en montagne, or, il est conseillé (ou même obligatoire dans certains parcs) de respecter la faune sauvage et de ne pas la déranger. 

Enfin, faites des pauses ! Votre chien aussi a besoin de se reposer régulièrement, d’autant qu’il parcourt souvent deux fois plus de distance que vous. Essayez de choisir des coins ombragés pour vous reposer. Proposez-lui à boire et un petit en-cas. Laissez-lui le temps de reprendre son souffle et de recouvrer ses forces ! Le soir, faites la chasse aux tiques et aux épillets (de petites herbes sèchent qui se piquent dans les oreilles, le nez, les yeux, ou encore entre les doigts…). Puis laissez-le profiter d’une bonne nuit de sommeil !

Pourquoi protéger mon chien ou chat des tiques ?

image microscopique de tiquesNotre mode de vie actuel, accorde de plus en plus de place aux animaux de compagnie et favorise leur mobilité (déplacements avec leurs maîtres).

Parallèlement, la prolifération des populations animales sauvages et le réchauffement climatique créent un environnement favorable aux ectoparasites. Ces évolutions se traduisent par une augmentation du niveau d’exposition aux arthropodes parasites, tout particulièrement les tiques, agents vecteurs de zoonoses (maladies transmissibles à l’Homme et inversement). Ce qui présente donc un risque à la fois pour l’animal et le maître.

Le risque des tiques pour votre chien ou chat

Les tiques sont la deuxième source de transmission d’agents pathogènes (agents responsables de maladies) aux humains après les moustiques, et sont la première source de transmission d’agents pathogènes aux animaux. En Europe, les tiques ont été identifiées comme vecteurs d’au moins quinze maladies parmi lesquelles sept sont transmissibles à l’homme. Un risque actif toute l’année, même l’hiver, étant donné que l’activité normale des tiques s’est modifiée. Les tiques restent actives plus longtemps et les risques d’infestation sont désormais présents à toutes les saisons.

Quelles maladies les tiques peuvent-elles transmettre à mon chien ou chat ?

Les maladies transmises par les tiques peuvent provoquer des tableaux cliniques variés aux symptômes variés qui peuvent rendre leur diagnostic difficile. Certaines de ces maladies peuvent évoluer de façon très rapide et sont parfois mortelles. Elles sont au nombre de 3 et apparaissent plus souvent chez le chien que le chat :

  • La Maladie de Lyme ou Borréliose.

Elle est transmise par Ixodes ricinus. Elle s’accompagne de fièvre, d’une grande fatigue et d’une perte d’appétit. Des troubles articulaires sont également très fréquemment rencontrés : L’animal boîte, adopte une démarche « raide ». Ces symptômes disparaissent parfois après quelques jours, avant que la douleur réapparaisse au niveau d’une autre articulation. Après plusieurs épisodes douloureux, une périarthrite chronique peut se développer. Occasionnellement, des vomissements et une augmentation de taille des ganglions peuvent apparaître.

  • La Babésiose

La babésiose provoque une destruction des globules rouges qui engendre : une forte fièvre, de l’anémie et un état léthargique. Les muqueuses de l’animal, d’abord pâles deviennent rapidement jaunes (apparition d’un ictère ou « jaunisse » secondaire à la destruction des globules rouges) et le propriétaire peut remarquer une modification de la coloration des urines qui deviennent marron.

  • L’Ehrlichiose

L’ehrlichiose, tout comme pour la babésiose, engendre chez l’animal dans la forme aiguë, de l’anémie, de la fièvre, une importante fatigue et de l’anorexie. À ces symptômes peut s’ajouter : une hypertrophie des ganglions lymphatiques, l’apparition de troubles hémorragiques et une baisse du nombre de plaquettes sanguines. La forme plus chronique ne s’accompagne, au départ, que d’une perte progressive de poids et d’abattement, ce qui rend le diagnostic difficile.

Quels sont les risques pour l’homme?

Les tiques peuvent être responsables de la transmission de plusieurs zoonoses. Les zoonoses sont des maladies, ou des infections, transmissibles de l’animal à l’homme soit directement, soit par l’intermédiaire d’un vecteur (tiques, puces, moustiques).

Comment se protéger des tiques ?

Comme nous l’avons évoqué, les tiques sont capables de transmettre des virus, des bactéries et des protozoaires pouvant causer des maladies graves et parfois mortelles. Elles ne peuvent transmettre ces agents pathogènes qu’après fixation sur leur hôte. Une fois en place, elles se nourrissent de sang et peuvent causer des infections épidermiques et transmettre ces maladies. En général, les tiques ont besoin d’être attachées à leur hôte pendant au moins 24 heures pour transmettre les micro-organismes responsables de maladies.

Cependant, cette durée varie selon le type d’agent pathogène. Les virus peuvent être transmis en quelques minutes alors que les bactéries et les protozoaires nécessitent plus de temps, entre 12 et 72 heures. Pour éviter la transmission des agents pathogènes et la survenue de maladies graves telles que la maladie de Lyme, l’ehrlichiose et la babésiose, le moyen le plus efficace est d’empêcher l’attachement des tiques et/ou de les tuer le plus vite possible.

La meilleure prévention possible contre les tiques pour chien et chat passe par :

  • Un examen attentif de votre animal au retour des promenades.
  • Éliminer les tiques au retour des sorties en plein air, à l’aide d’un instrument adapté (des crochets à tiques très efficaces existent, demandez conseil à votre vétérinaire).

retrait d'une tique à l'aide d'un crochet à tiques

  • L’application régulière d’un antiparasitaire actif contre les tiques, au moins de mars à novembre. Cet antiparasitaire doit :
    • avoir une action rapide, qui tue les tiques en moins de 24 heures
    • provoquer le détachement des tiques déjà fixées. Le traitement provoque des mouvements volontaires des parasites pour retirer leurs pièces buccales de la peau de l’hôte, et empêcher l’attachement de nouvelles tiques (elles ne parviennent plus à piquer l’animal pour se gorger de sang)
    • assurer une protection longue durée (plusieurs semaines)
    • être résistant à l’eau

Attention, certains de ces traitements, parfaitement tolérés chez le chien, peuvent être toxiques chez le chat! N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire. A vous renseigner sur les lieux à risques en matière de tiques, pour éviter soigneusement ces zones. La mise en place d’une protection vaccinale lorsqu’elle est possible : votre vétérinaire pourra vous indiquer les vaccins canins existants contre certaines maladies transmises par les tiques (piroplasmose, maladie de Lyme).

La lutte contre les infestations par les tiques permet de prévenir la transmission de nombreuses maladies infectieuses. Elle repose principalement sur l’application très régulière d’antiparasitaires efficaces à votre chien.